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Crise économique : qui pilote « l’avion Liban » ? (III/III*)

Fouad Khoury Hélou- Comme nous l’avons vu lors des deux premières parties de cet article (ici et ici), les ajustements relativement brutaux déjà imposés, depuis que la crise actuelle a éclaté fin 2019 au Liban, ont permis de réduire la valeur réelle implicite (en dollars « cash ») de la dette publique en livres ou en « lollars » et d’imposer un « haircut » de facto sur les retraits des comptes bancaires, tout en soutenant à bout de bras un système bancaire en quasi-cessation de paiement, et en déployant un semblant de filets sociaux via les subventions. Cependant, aujourd’hui, le plus dur reste à faire, à savoir le règlement réel de la crise ainsi que (l’hypothétique) redressement économique futur du Liban.L’ensemble des mesures prises jusqu’à maintenant ne visent en effet qu’à tenter d’éponger le passif considérable accumulé par le pays pendant des décennies. Ce travail est cependant loin d’être achevé, puisqu’il ne s’agit pas seulement de « nettoyer », mais également de reconstruire et de relancer l’économie. Et, pour cela, le Liban a absolument besoin du soutien de la communauté internationale.Il suffit de faire pour cela l’inventaire des besoins du pays : pour régler la question de la crise bancaire, il faudra, tôt ou tard, négocier avec les déposants un rééchelonnement des dettes du secteur bancaire (accompagné ou pas d’un « haircut » partiel), miroir de celles de la Banque du Liban (BDL) et de l’État.
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