Salah Hijazi- Si Beyrouth n’est plus la capitale de l’édition du monde arabe depuis bien longtemps, la crise qui secoue le pays sur fond de pandémie a fragilisé un peu plus le secteur. «L’édition a connu son âge d’or durant la seconde moitié du vingtième siècle. Les auteurs des quatre coins du monde arabe venaient alors écrire et publier leurs livres à Beyrouth pour profiter du degré de liberté inédit qu’offrait le Liban», se souvient la directrice de la maison d’édition arabophone Dar al-Adab, Rana Idris, en parlant d’une époque «où les livres étaient souvent imprimés à plus de 5000 exemplaires». «Aujourd’hui, on se contente la plupart du temps de quelques centaines de copies», ajoute-t-elle.
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