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« Les banques libanaises ont compris qu’elles devront prendre en charge une partie des pertes »

Philippe HAGE BOUTROS et Anthony SAMRANI-Des réunions sont prévues entre le Liban et le Fonds monétaire international (FMI) dans les jours qui viennent. S’agit-il enfin du début de la phase de négociations à proprement parler ou encore de discussions informelles ?La prochaine réunion est prévue lundi 24 janvier en visioconférence, pour des échanges qui doivent durer deux semaines. Le stade des discussions techniques informelles a bien été dépassé, et les échanges vont consister à poser les bases des négociations devant aboutir à la conclusion d’un accord. En cas de succès, les engagements réciproques des parties seront consignés dans un mémorandum d’une trentaine de pages, qui devra ensuite être adopté par le Parlement puis mis en oeuvre comme un accord international.Il est périlleux à ce stade de s’engager sur un calendrier, mais il est naturellement souhaitable que ce processus ne prenne pas trop de temps. Il faut tenter de conclure maintenant, compte tenu des échéances électorales à venir–le renouvellement du Parlement libanais
en mai et la présidentielle qui suivra quelques mois plus tard–qui peuvent faire perdre au moins neuf mois de plus au pays. Le fait que ce soit le vice-Premier ministre,Saadé Chami,qui dirige l’équipe de négociateurs désignée par le gouvernement libanais est un atout.C’est un ancien du FMI qui a été chef de mission dans des pays difficiles et qui a une solide culture financière.Il a, en tout cas, pris la mesure de ce rôle, même si ce facteur ne garantit pas à lui seul qu’un accord soit trouvé, qui plus est avant mai. La fenêtre d’intervention est ambitieuse, mais pas irréaliste.
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